Activité Physique Adaptée

Le cancer a des retentissements sur le corps des personnes malades (fonte musculaire, fatigue, anémie, etc.). Leur image corporelle est bouleversée en raison de la maladie elle-même et des traitements qui y sont associés.
Depuis les années 2000, plusieurs études ont montré que le maintien ou la reprise, pendant le traitement,  d’une activité adaptée à l’âge, et à l’état du patient, améliore sa condition physique, et a un effet bénéfique sur la fatigue, l’anxiété, le sommeil, et la qualité de la vie.
Plus récemment, plusieurs essais contrôlés ont été conduits chez des patientes traitées pour un cancer du sein.

Une méta analyse faite en 2005, sur 34 essais, montre que la pratique, au cours de traitement, d’un exercice physique, améliore la qualité de vie, la fatigue et réduit les séquelles de la maladie et des traitements.

Toujours sur le cancer du sein, il est démontré que la pratique, après le traitement, d’une activité physique soutenue diminue le risque de décès ou de récidive de 20 à 50 % chez des femmes ménopausées.
Modérée et régulière, la pratique d’un sport ou d’un exercice physique est toujours bénéfique sur les plans physique et psychologique. Elle contribue également à une réadaptation socioprofessionnelle dont les répercussions à long terme sont indéniables.

 

Le groupe de travail régional

Dans ce contexte, le réseau Oncolie et l’IRFC-fc ont souhaité initier en janvier 2011, la mise en place d’un groupe de travail régional, dans le cadre des soins oncologiques de support, afin de mettre en place des lieux et des moments d’activité physique pour les patients franc-comtois atteints de cancer.

Ce groupe de travail régional, piloté par le Dr Nathalie MENEVEAU, oncologue médical de l’équipe mobile régionale, a établi trois axes de travail :

– La mise en place d’une activité physique adaptée à l’attention des patients atteints de cancer pendant les traitements au CHRU de Besançon, au CHI de Haute-Comté, au CHI de Haute-Saône et en post-traitements sur les sites de Belfort et du Mittan au CHBM.

– La mise en place d’un Projet de Recherche Clinique Hospitalier pour évaluer l’impact de l’activité physique adaptée, juste au décours des séances de chimiothérapie, sur l’impact sur les myalgies post chimiothérapie ainsi que sur la qualité de vie et la fatigue.

– La mise en place d’une formation des professionnels qui vont encadrer les patients afin de sécuriser et de valider les accompagnements qui seront proposés. Un Diplôme Universitaire « Activité Physique, Nutrition et Cancer », scellant le partenariat de la faculté de médecine, pharmacie et l’U-Sport de Franche-Comté, débuté en 2012. Ce diplôme est le deuxième proposé en France et est conforme au référentiel national « Activité Physique et Cancer » auquel le réseau régional Oncolie a participé à l’élaboration.

Les objectifs sont atteints et le souhait du groupe régional est désormais de faire la promotion des bienfaits de l’activité physique adaptée non seulement en prévention de certains cancers mais également pendant et après les traitements.

Page mise à jour le 05 mars 2014