Le dispositif d’annonce

flècheKit de l’annonceur Document régional (mars 2011)
flèche Exemples d’outils d’entretien flèche Témoignages
flèche Articles sur le dispositif d’annonce flèche Textes de références

Le dispositif d’annonce est une mesure du plan Cancer mise en place pour répondre à la demande des patients (mesure 40 du Plan Cancer). L’objectif de ce dispositif est de faire bénéficier les patients de meilleures conditions d’annonce de diagnostic de leur maladie. Cela concerne tout autant le diagnostic initial de la maladie, qui vient d’être confirmé par le bilan, que la rechute.

Cette mesure s’appuie sur 2 grands principes :

– tout patient atteint de cancer (qu’il s’agisse de tumeur solide ou d’hémopathie maligne) doit pouvoir bénéficier au début de sa maladie et/ou en cas de récidive d’un dispositif d’annonce organisé, qui doit être mis en place dans tous les établissements traitants des patients atteints de cancer,

– la coordination inter-professionnelle, la communication en direction des patients et de leurs proches ainsi que la souplesse dans la mise en œuvre à prévaloir dans la mise en place de ce dispositif.

1. Les objectifs du dispositif d’annonce :

Le patient et ses proches doivent bénéficier :

– d’un temps médical d’annonce et de proposition de traitement,
– d’un temps soignant de soutien et de repérage de ses besoins,
– d’un accès à des compétences en Soins de Support (
mesure 42 du plan Cancer).

Il est indispensable que le médecin traitant soit informé en temps réel, en particulier dès ce premier temps de la prise en charge hospitalière. Cela s’inscrit dans une dynamique d’équipe qui privilégie l’inter-activité entre les différents acteurs de santé des domaines public, privé, et libéral.

Cette procédure d’annonce doit respecter la volonté de savoir du patient et son rythme d’appropriation. Elle doit faciliter l’implication du patient dans les décisions  thérapeutiques. Elle permet également l’information, le soutien et l’accompagnement aussi bien du patient que de ses proches selon les souhaits de ce dernier. Le malade pourra, en effet, s’il le souhaite, être entouré d’un proche ou de sa personne de confiance à toute étape de ce dispositif d’annonce.

2. Les quatre temps du dispositif d’annonce :

le temps médical :

Il correspond à une ou plusieurs consultations dédiées à l’annonce du diagnostic de cancer, puis à la proposition de la stratégie thérapeutique définie lors de la Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP). La décision thérapeutique expliquée au patient lui est remise sous forme d’un Programme Personnalisé de Soins (PPS). Le programme reprend les décisions thérapeutiques prises par l’équipe pluridisciplinaire.

Le temps d’accompagnement soignant :

Il permet au malade et/ou à ses proches d’accéder à des soignants qui écoutent, reformulent, et complètent l’information reçue par le patient. Ce temps d’accompagnement est aussi le moment où l’on peut démarrer le bilan social initial, évaluer la nécessité pour le patient de rencontrer des soignants de Soins de Support, l’informer sur les services à attendre des associations ou des structures type « Espace-rencontre-information (ERI) ».Ce temps de consultation para-médical peut être proposé immédiatement après, ou à distance, de chacune des consultations médicales et permettre une relecture différente pour le patient de ce qui a été dit lors de la consultation médicale.

Accès à une équipe impliquée dans les Soins de Support :

Ces soins non spécifiques permettent au patient et/ou à ses proches d’être accompagnés, soutenus, guidés dans les différentes démarches tant sur le plan thérapeutique que social.

le temps d’articulation avec la médecine de ville :

Il est impératif d’organiser les soins non spécifiques de support sur les lieux de traitement de la maladie cancéreuse, mais également sur le lieu de vie habituel du patient. Cela impose donc une articulation pertinente avec la médecine de ville basée sur une communication efficace, des échanges d’informations sur la situation médico-sociale, gage de sécurité et de continuité des soins. Cette coordination peut constituer la mission essentielle de certains réseaux de santé transversaux centrés sur l’approche globale de la personne avec des équipes de coordination pouvant intervenir aussi bien au domicile, en lien avec la médecine libérale de ville, que dans les structures de soins publiques ou privées,  cette organisation pouvant être régie par des conventions.

Le médecin de ville est en fait celui qui fait « la première annonce » au patient lors de  l’examen clinique qui amènera au bilan de dépistage, ou lors des résultats de ce premier dépistage avant l’orientation vers une consultation spécialisée. Le malade et son entourage devront donc trouver un lien naturel entre ce médecin traitant, à l’origine de la prise en charge, et le médecin responsable du traitement spécifique de son cancer. C’est l’échange d’informations entre ces deux acteurs principaux qui permettra de préserver la globalité de la prise en charge du patient. Le Dossier Communiquant en Cancérologie (DCC) sera le vecteur rapide et sécurisé garantissant l’échange de ces informations confidentielles.

Mise à jour de la page : le 28 mars 2011